Autant vous dire que François Hollande et sa politique du « nous verrons plus tard, pas maintenant, j’ai une dette sur le feu », m’irrite au plus haut point, mais il n’est jamais trop tard pour se remettre en question, lui et nous.
La « grande réforme fiscale », aux oubliettes, les pigeons volent, de nouveaux contribuables à faibles revenus sont créés, retour de la taxe carbone, bidouillage de la TVA.
Séparation des activités spéculatives et de dépôt des banques, une vaste blague pas drôle ou ce sont les banquiers qui écrivent la loi.
Nouvel allongement de la durée de cotisation pour les retraites ? Ce dogme libéral qui transfère sur l’Unedic, donc les salaires, le financement de la vieillesse sans travail.
Le vote des étrangers aux élections locales repoussé aux calendes grecques, le récépissé pour vraiment lutter contre les contrôles au faciès abandonné, le non-cumul des mandats piétiné par les sénateurs cumulards...
Alors que l’UMP est au trente-sixième dessous, décapitée par la lourde défaite de 2012, comme un poulet sans tête, François Hollande fait un pari dangereux, la montée de l’extrême droite pour conserver des municipalités dans le giron du parti socialiste. Pour cela il fait la même erreur grossière que Jacques Chirac avec Nicolas Sarkozy en 2002, il donne carte « blancos » à l’ambitieux décomplexé Manuel Valls.
Cette « stratégie » « perdant-perdant » avait donné à l’opposition ‘(de gauche à l’époque) tous les pouvoirs locaux et régionaux, plus en 2005 un NON majoritaire au référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe.
Le cas Manuel Valls, monsieur 6%, me fait penser aux sondages sur le travail du dimanche (oui, mais pas moi), la droite adore ces discours stigmatisant et son coté Jack Dalton, mais votera extrême droite ou droite décomplexée de toutes façons. D’ailleurs le Figaro ne s’y trompe pas et dévoile déjà ses préférences, hippiques où pas (voir ci-dessous).
Ce que François Hollande et ses « conseillers » ne voient pas ou refusent de voir venir, est que les médias de « masse » sont toujours tenus par la sarkozye*. La popularité exacerbé du ministre de l’intérieur fait toutes les unes depuis 18 mois, sans parler de sondages plus douteux les uns que les autres, sans que cela profite ni au président de la république, ni au gouvernement, bien au contraire, pourquoi ?
La sarkozye ne veut absolument pas des volets judiciaires et sociaux du candidat Hollande, pour cela Manuel Valls est un outil percutant pour eux. Il est constamment en opposition avec Christiane Taubira, Arnaud Montebourg ou Cécile Duflot. Souvenez-vous de Sarkozy qui plombait de Villepin sur le CPE.
Sur l’économie, la sarkozye médiatique a déjà gagné la bataille, Pierre Moscovici a rangé la lutte contre « la finance sans nom et sans visage » dans un placard pour mieux ouvrir les portes de Bercy à ses partenaires privilégiés que sont les banques et le Medef.
Il n’est jamais trop tard...
Nous allons vivre ces prochains mois un intense lobbying de cette sarkozye médiatique, qui n’a toujours pas digéré la claque infligée au président en exercice Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012. Je souhaite vivement que les élus socialistes se souviennent de l’origine de leur engagement, malgré les petits fours, qu’ils ne tombent pas dans les pièges tendus qui pourraient les entrainer à dire n’importe quoi sur telle ou telle catégories de la population. Laissons cela aux obsédés du pouvoir qui ne voient que leur parcours personnel et utilisent les institutions comme un escabeau pour Matignon puis l’Elysée.
Attention camarade François, Sarkozy est politiquement mort, mais ses lieutenants redevables, éditocrates ou journalistes assis, tiennent toujours fermement les médias*.
*La sarkozye médiatique c'est aussi ça: J’avais débuté un billet sur le foutre-en-train Brunet, le paillasson du PAF, invité à vomir sur les pauvres et les fonctionnaires dans le bébête show de Canal + « Le Grand Journal », mais j’ai abandonné, ça sentait trop mauvais.
Nouvelle rubrique de fin de billet,
"Sur Twitter, ça c'est pas la gauche".
Le procès d'intention fait à @manuelvalls est indigne. Nier un problème d'intégration des roms : aveuglement ou angélisme? #motscroisés
— Frédéric Lefebvre (@FLefebvre_UMP) September 30, 2013
Quand un proche lieutenant de Nicolas Sarkozy s'indigne et parle d'"angélisme" c'est que la gauche vient de prendre un coup bas.
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Je ne parle pas dans ce billet du chômage et de la pauvreté, cela sera largement évoqué le 17 octobre dans un billet sur la Journée mondiale du refus de la misère.


