La révolution pour seule solution ? Certainement, mais comment ?
Cette idée révolutionnaire me trotte dans la tête depuis très longtemps. Ca a débuté sous le règne de Valery Giscard d’Estaing. Elle m’a quitté pendant quelques années, celles de l’accession au pouvoir de François Mitterrand, pour me revenir très rapidement sans jamais réfléchir suffisamment aux moyens de la réaliser.
Aujourd’hui, cette volonté révolutionnaire est plus présente que jamais. Sans doute tout ce temps libre que m’offre « généreusement » une société qui se soucie guère d’une grande partie de sa population, je veux ici parler des précaires, des pauvres, des sans iPhone...
Mais aussi d’une bonne partie de ce que les « spécialistes » en courbes appellent les « classes moyennes » qui voient s’accumuler des taxes et des impôts qui tels des agios retournent systématiquement dans les poches des spéculateurs et des banquiers.
Pourquoi ne vient-elle pas cette fameuse révolution ?
Ne serait-ce parce qu’on (par on je veux dire nos élites) nous explique qu’à l’heure de la mondialisation décomplexée, il est impossible de changer quoi que ce soit ? Et bien oui, comment faire une révolution dans un tout petit pays comme la France à l’heure ou toute la planète attend la sortie d’une console de jeux ou le dernier album de David Gueta ?
Ne serait-ce pas non plus parce que notre personnel politique n’est révolutionnaire qu’avant d’avoir touché sa première rémunération d’élu ?
Une révolution comme en 1789 ?
Impossible et improductive, même si la tentation est grande de raccourcir d’une tête, mal faite, certains économistes et experts gavés à coups de millions d’euros ou de dollars.
La meilleure solution passe par la grève générale, ce que refusent les syndicats, la CFDT en tête, mais on comprend très bien pourquoi, la soupe est bonne dans les coulisses du parti « Socialiste » ou dans le think tank libéral Terra-Nova.
La majorité des travailleurs la refuse aussi, par peur de perdre du salaire, de se faire remarquer par la direction, bref un univers fait de peurs qui bloquent toutes initiatives depuis des décennies.
Le « salut » passera donc par les « geeks » enfin plutôt par les développeurs et administrateurs réseaux. Et oui, les mêmes qui construisent des algorithmes sophistiqués pour le trading à haute fréquence.
Eux seuls peuvent nous fournir demain les outils pour enfin peser sur la fameuse « finance » sans nom et sans visage que François Hollande promettait de réguler et que son prédécesseur avait « terrassé » pour la TV d’un coup de G20 entre les deux oreilles.
Chaque 14 juillet la France fête la révolution, il n’est donc pas condamnable de souhaiter que la révolution 2.0 débute dans les tuyaux français pour s’étendre à l’ensemble du réseau mondialisé.
Amis "geeks" français, grecques, espagnols, portugais, irlandais, italiens... à vos claviers et à vos scripts pour reprendre la main sur la finance sans nom et sans visage, mais avec des adresses IP. Une vraie révolution est à votre notre portée pour changer la direction catastrophique que nous fait prendre le libéralisme prédateur.
Organisons un festival européen #Révolutiondeuxpointzéro aux premiers jours du printemps 2014 ?
Je vous souhaite une heureuse et solidaire année 2014.
