De Nitro-Politic

Humaniste, pas de facade, je n'ai pas de programme politique à vendre et ne vise aucun poste d'élu. Si vous me cherchez, regardez à Gauche.


Toujours plus riches, plus puissants et plus libres

Publié par Nitro_Politic sur 26 Janvier 2014, 12:23pm

Catégories : #précarité, #Pauvreté, #chômage, #politique, #OIT, #OXFAM, #Austérité

Cette semaine nous a apporté son lot de « bad news » pour les précaires et pauvres de France, d’Europe et du Monde. Une richesse grandissante entre les mains d’un tout petit nombre et une complicité politique pour maintenir, coute que coute, cette situation en l’état.
Des solutions existent et les rapports que vous trouverez ci-dessous le démontre, mais ils resteront lettres mortes tant que se réunira à Davos et ailleurs uniquement le petit pour cent de la population mondiale qui joue avec  des milliards de pauvres ou du moins précaires.
Pour ne parler que du cas français, le message envoyé à Davos et aux agences de notation par François Hollande est très clair, il n’y a pas de volonté française de mettre sur la table européenne ou mondiale la justice sociale et fiscale.

Toujours plus riches, plus puissants et plus libres

Cela a débuté lundi avec le rapport OXFAM
"EN FINIR AVEC LES INÉGALITÉS EXTRÊMES"

Étant donné l'ampleur de la concentration grandissante des richesses, la confiscation des opportunités et la représentation politique inégale constituent une tendance forte et inquiétante.
Par exemple :

Près de la moitié des richesses mondiales sont maintenant détenues par seulement 1 % de la population.

La richesse des 1 % les plus riches s'élève à 110 trillions de dollars. C'est 65 fois la richesse totale de la moitié la moins riche de la population mondiale.

La moitié la moins riche de la population mondiale possède la même richesse que les 85 personnes les plus riches du monde.

Sept personnes sur dix vivent dans un pays où l'inégalité économique a augmenté au cours des 30 dernières années.

Les 1 % les plus riches ont augmenté leur part de revenu dans 24 des 26 pays pour lesquels nous disposons des données entre 1980 et 2012.

Aux États-Unis, les 1 % les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90 % les moins riches se sont appauvris.

Si rien n'est fait, la mise à mal des institutions politiques se poursuivra et les États serviront principalement les intérêts des élites économiques, aux dépens des autres citoyens. Les inégalités extrêmes ne sont pas une fatalité. Elles peuvent et doivent être combattues rapidement.

DOCUMENT D'INFORMATION D'OXFAM - 20 janvier 2014

Toujours plus riches, plus puissants et plus libres

Mardi nous avons eu le rapport de l’OIT (Organisation Internationale du Travail)
"TENDANCES MONDIALES DE L’EMPLOI 2014"

Avec un sous-titre qui sonne comme une évidence: "Vers une reprise sans création d’emplois ?"

La reprise inégale de l’économie et les révisions à la baisse successives des prévisions de croissance ont eu un impact sur la situation mondiale de l’emploi. Près de 202 millions de personnes étaient au chômage dans le monde en 2013, une hausse de presque 5 millions par rapport à l’année précédente. Ce chiffre illustre le fait que l’emploi ne se développe pas suffisamment vite pour suivre le rythme auquel s’accroît la main-d’œuvre.

Tandis que la reprise demeure atone, la durée moyenne des périodes de chômage s’est consi­dérablement allongée, un autre signe d’une création d’emplois modeste. Dans de nombreuses économies avancées, la durée du chômage a doublé par rapport à la situation antérieure à la crise. Dans les pays en crise de la zone euro, par exemple, la durée moyenne de chômage a atteint jusqu’à 9 mois en Grèce et 8 mois en Espagne. Même dans les pays où sont apparus des signes encourageants de reprise économique, comme les États-Unis, le chômage de longue durée touche plus de 40 pour cent de l’ensemble des demandeurs d’emploi.

Le nombre de travailleurs pauvres continue de reculer à l’échelle mondiale, quoique à un
rythme plus lent qu’au cours des décennies précédentes. En 2013, 375 millions de travailleurs (soit 11.9% de l’emploi total) vivaient avec moins d’1,25 dollar E.U. par jour, et 839 millions de travailleurs (soit 26.7% de l’emploi total) devaient s’accommoder de 2 dollars E.U. par jour ou moins.
Néanmoins, le progrès en matière de recul de la pauvreté au travail a stagné. En 2013, le nombre de travailleurs extrêmement pauvres a baissé de seulement 2,7% à l’échelle mondiale, l’un des plus faibles taux de décroissance au cours de la dernière décennie, à l’exception de l’année qui a immédiatement suivi la crise.

Le rapport de l'OIT montre qu’un rééquilibrage des politiques macroéconomiques et un revenu du travail plus élevé amélioreraient considérablement la situation de l’emploi. Selon les résultats d’une simulation, dans les pays du G20 à haut revenu, un tel rééquilibrage pourrait réduire le chômage de 1,8 point de pourcentage d’ici à 2020, ce qui correspond à 6,1 millions d’emplois supplémentaires. Ces résultats seraient également favorables aux objectifs budgétaires.

Compte tenu de la faible demande, de l’incertitude quant à la demande future et de l’ampleur des liquidités, les grandes entreprises ont eu tendance à racheter leurs propres actions et à augmenter les dividendes versés à leurs actionnaires plutôt qu’à investir dans l’économie réelle.

OIT - TENDANCES MONDIALES DE L’EMPLOI 2014

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